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Liturgie et musique : ce qu’il faut savoir

Ce qui se chante durant la messe appartient, fondamentalement, à deux catégories :

– le propre : textes réservés à un jour particulier, selon le calendrier liturgique. Ils figurent, au jour dit, dans le Missel et le Lectionnaire. Au propre du jour on trouve :

– les antiennes d’entrée, d’offertoire et de communion : la réforme liturgique du Concile Vatican II a complexifié le chant de ces antiennes puisque : 1) les textes peuvent être différents entre le Missel et le livres grégoriens ; 2) l’antienne d’offertoire a disparu du Missel alors qu’elle existe toujours dans les livres grégoriens, tout autant officiels que le Missel.
– les lectures, le psaume, l’alleluia : 1) les lectures peuvent être chantées ; 2) le psaume devrait toujours l’être mais il diffère totalement dans le répertoire grégorien ; 3) le verset de l’alleluia grégorien peut différer de celui figurant dans le missel.

– l’ordinaire : textes communs à toutes les messes. On y trouve : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei (le Notre Père n’y est pas compté). Les textes sont invariables. En revanche les musiques peuvent changer, du plus simple au plus complexe.

Une troisième catégorie, non officielle, est apparue : les chants d’entrée, d’offertoire, de communion et de sortie. Ecrits librement par leurs auteurs, ils ne font pas partie des textes liturgiques, ce sont des éléments d’animation. Ils peuvent être remplacés par de l’orgue, et pourraient même être omis (en semaine). Ils ont en fait remplacé les antiennes d’entrée, d’offertoire et de communion qu’on ne sait plus chanter en grégorien.

Le chant à la Vierge Marie est aussi hors liturgie (la messe est terminée après la bénédiction finale). Un usage ancien conserve quatre antiennes grégoriennes (réparties tout le long des temps liturgiques), mais peu de catholiques les connaissent (hormis le Salve Regina), c’est pourquoi on les remplace par d’autres chants à la Sainte Vierge, non liés aux temps liturgiques, et qui sont donc pris au choix.

Enfin les dialogues liturgiques avec le prêtre peuvent se chanter sur des tons très variés, parfois improvisés (avec plus ou moins de bonheur). Traditionnellement les tons des dialogues sont écrits selon les degrés de festivité, mais cela appartient au répertoire grégorien seulement.